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quelle pertinenc
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mendicité
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IGNORANCE
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LEçONS
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sortie de crise
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CONFLAGRATION
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L' IMPUNITE
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le 23 décembre 2
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Sans Ethique la République est efflorée 
Si dans les quatre décennies post indépendance le Sénégal a connu un retard inexplicable dans son Développement économique, il n’en demeure pas moins que sur les chantiers de l‘ édification d’une Nation, la mise en place de la République et la construction de l’Etat de droit, le pays avait une longueur d’avance sur la plupart des pays du Continent. IL fut naguère une grande nation, présente à tous les banquets du DONNER et du RECEVOIR, respectée, adulée et aidée par tous. Aujourd’hui où en sommes nous ? Force est de reconnaître que le développement récent des infrastructures a changé la physionomie du pays, mais le Pays semble avoir perdu quelques ressorts essentiels qui risquent d’affecter gravement et durablement le métabolisme de l’Etat. Au nombre de ces ressorts cassés par l’Alternance dévoyée, l’on peut retenir : la fin de l’Etat- Nation, la Chappe sur l’Etat de droit et en fin la République menottée 
En effet l’option politique de libéralisme sauvage du Pouvoir en place, a prématurément et sérieusement sapé les fondements de l’Etat nation : l’intérêt général est sacrifié au profit d’intérêts partisans, claniques ; le citoyen n’est plus au centre des préoccupations de l’Etat mais plutôt le Capital, les intérêts particuliers et immédiats 
De même l’Etat de droit est devenu une chimère avec l’impunité qui couvre tous ces scandales, ces agressions et assassinats, avec cette boulimie de dérèglementation et dérégulation. De privatisation et de libéralisation outrancière 
Enfin la République est dépouillée de ses attributs avec cette banalisation de ses institutions et des hommes qui les animent, cette collision des Pouvoirs, cette agençassion de l’administration et cette Patrimonialisation familiale de l’Etat. 
L’analyse profonde des causes de tous ces maux dont souffre le pays laisse entrevoir en lame de fond une tare culturelle qui nous a rattrapés : l’absence d’éthique au niveau individuel comme au niveau de la gouvernance. 
La République, consécration à la fois de l’Etat- Nation et de l’Etat de droit, il faut le dire n’est rien d’autre que l’émanation sociétale de l’exercice du pouvoir par le peuple souverain et pour le peuple. Ainsi en République seul le peuple est dépositaire du Pouvoir et personne d’autre. Aussi tout délégataire de ce pouvoir ou parcelle de ce pouvoir, n’est que serviteur et doit respect scrupuleux de l’ordre préétabli par le peuple à travers sa Loi Fondamentale et les autres textes de lois et règlements. IL doit respect et défense de ses institutions, symboles, de ses valeurs sociales, culturelles, un engagement pour la défense et la protection des droits et libertés individuelles et collectives, mais également un engagement pour une gestion rigoureuse et une distribution correcte, équitable et durable des ressources et richesses du pays. IL doit en tout temps et en tout lieu, une mobilisation pour l’intérêt général et en particulier pour un service public de qualité, pour l’égalité de tous les citoyens devant le service public et devant la loi. IL doit obligation de rendre compte de tous ses actes et de l’usage des moyens mis à sa disposition dans le cadre de cette délégation, autrement, il devient un usurpateur, ou un Monarque avec ses courtisans, ou un Mandarin avec ses adeptes, ou un despote et ses sbires. 
Comme l’on peut aisément l’imaginer donc , la République s’appuie sur des Fondamentaux dont le plus important reste l’éthique, dans la praxis du pouvoir, mais aussi dans la conscience et le subconscient de tout citoyen, délégataire de parcelle de pouvoir surtout. Pour ce dernier son capital éthique est évalué non seulement à l’aune de son engagement pour l’intérêt général des populations, de sa loyauté vis-à-vis de la République mais surtout de la légitimité dont il doit jouir. 
Sous ce rapport l’on comprend alors, que la raison du mal vivre de notre chère République, réside dans l absence d’éthique dans la gouvernance politique, économique, financière et sociale. Les séries d’actes répréhensibles restés dans l’impunité totale, qui se déclinent en détournements de deniers publics, spoliations de biens publics, corruption, bâillonnement des libertés, suscitent des interrogations relatives à l’éthique et aux valeurs Républicaines : Qu’en reste-t-il ? 
Mais pire encore les acteurs actuels du régime, ont transposé opportunément cette hérésie politique propre à eux qu’ils ont greffée dans notre culture Républicaine et qui explique dans une certaine mesure la déliquescence actuelle de l’Etat de droit : IL s’agit de cette boutade assassine de la démocratie qu’on nous assène à tout bout de champ et selon laquelle « dans le Parti il n’y a qu’une seule constante, c’est Maître Wade », et ainsi dans le gouvernement de la République « il n’y a qu’une seule Constante, c’est Maître Wade » Alors ne sommes nous pas dés lors dans une Monarchie ? C’est pourquoi l’urgence pour le Pays est d’abord la restauration de la République avant de parler de dévolution monarchique du Pouvoir qu’aucun Sénégalais lucide, responsable, ne peut accepter même si certains de nos honorables Députés peuvent donner l’impression qu’ils y trouveraient leur compte, eux qui pensent qu’ils sont payés pour faire allégeance à l’Exécutif . Leurs interventions à l’Hémicycle révèlent que certains ont du mal à s’adapter à la marche de l’Histoire, et donnent bien des soucis à tout Républicain . 
Oui, l’Ethique c’est aussi la légitimité du délégataire du Pouvoir et au regard des évènements qui se sont passés dans cette République ces jours- ci, toute la dimension individuelle de l’Ethique a été convoquée même si les interpelés sont restés de marbre. Comment peut comprendre qu’un délégataire du pouvoir ou d’une parcelle du pouvoir puisse continuer à tirer avantages, subsides, prébendes, à partir de sa position à lui confiée par le peuple et à partir des ressources du contribuable, quand ce peuple du Nord au Sud, d’Ouest en Est et d’une seule voie, à l’unisson lui retire sa confiance et lui demande de rendre le tablier ? N’est ce pas là un cas de conscience, qui soulève toute la problématique de l’Ethique sous les Tropiques. Chacun d’entre nous se doit une introspection dans la gestion de ce que la Nation lui a confié, et retenir qu’au-delà de la confiance souvent partisane du Chef qui peut ne pas faire défaut, les bouées pour notre action quotidienne restent, l’intérêt général, l’Ethique et la Foi. Si chacun met en avant ces valeurs à quelque station qu’il soit, la République va en tirer profit au grand bonheur de tous. 
• wandiaye@gmail.com 
• Cité SOPRIM _DAKAR 
 
 
 
Lobservateur : Jeudi 27 Mar 2008 
COHABITATION ENTRE LA « GENERATION DU CONCRET » ET LE PDS - COMMENT WADE COMPTE BALISER LA VOIE DU POUVOIR À KARIM  
À la veille de la réunion du Comité directeur du Pds, hier au Palais, des proches de Karim Wade ont fait un intense lobbying auprès du président de la République. Pour l’amener à inscrire «La place de la Génération du concret à côté de l’appareil du Pds», au menu de la rencontre. Car, à côté de certains collaborateurs de Me Wade, qui pensent que l’entité de Karim doit se fondre dans le parti présidentiel, d’autres estiment que la Gc doit poursuivre son chemin. Mais, à côté du Pds. Et certains esprits malins ont vite fait d’établir un lien avec cette «précipitation des événements» et la décoration de Macky Sall par la France.  
C’est une réunion très spéciale du Comité directeur du Pds qui s’est tenue, hier, à la présidence de la République. Cette rencontre intervient au lendemain de la volonté affichée du chef de l’État de ressusciter la Cour suprême. Ce, après qu’il a reporté les élections locales jusqu’au mars 2009. Le contexte est aussi marqué par le débat sur la place que devrait occuper la «Génération du concret» aux côtés du parti de Wade.  
Tout est parti de la «Marche blanche» de Guédiawaye  
Pour la plupart des partisans de Karim Wade, la rentrée politique de leur mentor, le 09 mars dernier, lors d’une «Marche blanche», constitue un tournant. Et pour cause, «le fils du Président a démontré, à cette occasion, qu’il est un leader charismatique qui peut et doit aller plus loin», estime un proche du président de l’Anoci. Ce dernier nous a confirmé d’ailleurs qu’il fait partie de ceux qui ont insisté auprès du Président pour qu’il parle de la place de la «Génération du concret» à côté du Pds. Développant son argumentaire, notre interlocuteur pense que la Gc n’a aucun intérêt à se fondre dans le parti de Wade. «Nous avons suffisamment démontré nos capacités. Et, aujourd’hui, ce serait un énorme gâchis si notre entité était absorbée par le Pds», argue-t-il.  
«Ni parti politique, ni mouvement de soutien affilié au Pds»  
Mais à l’intérieur du Pds, des voix s’élèvent pour réclamer la dissolution pure et simple de la «rampe de lancement de Karim» dans le parti libéral. Toutefois, certaines sources, très au fait de la «feuille de route» de la «Génération du concret», «qui n’est ni un parti politique, ni un mouvement de soutien affilié au Pds», tiennent à remettre les choses en place. «Nous sommes un vaste mouvement qui a pour ligne, le militantisme de projets. Nous avons reçu notre récépissé délivré par le ministère de l'Intérieur le 12 mai 2007. Et, le même jour, Cheikh Diallo a fait déposer son concept auprès de l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi)». Et nous apprenons à ce propos, que «sur le récépissé, ils sont seulement quatre membres fondateurs et pas plus. Dans l'ordre, il y a Karim Wade, Cheikh Diallo, Thierno Diallo et El Hadji Dia».  
Mettre le paquet après le 15 mars 2008  
Mais le «détail qui éclaire dans cette volonté de la Génération du concret de regagner les cimes» est ce qu’un interlocuteur «très averti», souligne. En soutenant que «Karim Wade et ses amis avaient arrêté depuis longtemps, d’engager, après le 15 mars, une communication intensive sur trois logiques». Il s’agit de la logique de conceptualisation, qui est terminée, de la logique de structuration, qui est en cours, et enfin de la logique de mobilisation. Cette dernière phase trouve d’ailleurs son point de départ avec le meeting de Guédiawaye.  
Pas de dissolution dans le Pds, sauf si …  
«Comme tu le vois, nous avons une reconnaissance administrative et juridique. Dès lors, je me demande comment le Secrétaire général national du Pds, fut-il président de la République, peut-il dissoudre une association qu'il n'a pas créée et dont il reconnaît lui-même, dans la parution de Jeune Afrique du 20 au 26 janvier, que c'est une réalité intangible dont il a appris l'existence à travers les journaux», renchérit un proche de Karim Wade. Demain, il fera forcément jour.  
SERIGNE SALIOU SAMB ET PAPA SOULEYMANE KANDJI 
 
À QUEQUES JOURS DU SOMMET DE L’OCI Karim Wade effectue À QUEQUES JOURS DU SOMMET DE L’OCI Karim Wade effectue sa rentrée politique à Guédiawaye  
Article Par Alassane HANNE,  
Paru le Lundi 10 Mar 2008 
Les masques sont tombés. La Grand-messe des «concrétistes» s’est muée avant-hier samedi, en une rentrée politique pour Karim Wade. Rien n’a été négligé du côté de la Génération du concret pour faire de cet événement un test réussi. Même le Président Wade s’y est mis, en donnant un coup de pouce à son fils, sous la forme d’un message adressé à la foule peu avant l’arrivée de Karim.  
D’aucuns avaient trouvé bizarre qu’à quelques heures de recevoir des hôtes de marque, Karim Wade puisse choisir la ville de Guédiawaye pour effectuer sa rentrée politique. À l’arrivée, le président de l’Anoci en a surpris plus d’un. En effet, après avoir longtemps fait planer le suspense sur sa participation à cette grande manifestation de la Génération du concret, Karim Wade a pris de court tout le monde. Il est bel et bien venu, pour très vite communier avec les populations de Guédiawaye, qu’il a appelées affectueusement : «Ma famille la banlieue» ! Vêtu d’un boubou gris, Karim Wade s’est pointé sur les lieux à 20 heures 15 minutes. La main levée pour saluer les populations massées sur les grilles, le fils d’Abdoulaye Wade, flanqué de Hassan Bâ, le maître d’œuvre de la cérémonie, franchit la haie d’honneur, puis commence la tournée des poignets de main. Sa garde rapprochée joue alors des coudes pour l’installer au bas de la tribune aux côtés de Hassan Bâ. La cohue continue de plus belle. Une arrivée brusque qui a fait perdre son français à Awa Ndiaye, ministre de la Famille. Son discours est interrompu, le temps d’installer le président de l’Anoci. À la reprise, c’est en Ouoloff qu’elle s’ adresse à Karim. Sous le coup certainement de l’émotion, elle panique, cafouille, cherche ses mots et se confond finalement en excuses. «Je suis émue, je ne sais quoi dire», lâche Awa Ndiaye. Des applaudissements nourris viennent à son secours, lui permettant ainsi de lever le voile sur le véritable objectif de la rencontre : «Après le sommet, nous t‘accompagnerons jusque-là où tu voudras arriver». La route vers le …Palais est ainsi tracée.  
Puis, ce fut au tour de Karim Wade de s’adresser à la foule. Dans un style qui rappelle bien celui de son père, le président de l’Anoci tente de haranguer la foule. Le bras levé, il magnifie la grande mobilisation des jeunes. Un discours bref pendant lequel il ignore superbement les libéraux des départements de Pikine et Guédiawaye, pourtant bien visibles dans la tribune. À la place, ce sont surtout les responsables de la Génération du concret et les femmes (08 mars oblige), qui ont droit aux félicitations de Karim Wade. Pour terminer, le président de l’Anoci, un brin taquin, s’autoproclame leader des Sénégalais qui préfèrent l’action à la parole. «Au Sénégal maintenant, il y a deux partis, le parti de l’action et le parti de la parole. Et vous, vous êtes du parti de l’action», lance-t-il à la foule avant de s’éclipser au pas de course.  
 
CONTRIBUTION La Famille du Roi 
Article Par Abdoulaye BADIANE, Professeur d’Economie au Lycée S.L,  
Paru le Lundi 29 Oct 2007 
 
Ils se disent frères et se réclament d’un même père qu’ils écoutent et défient, approuvent et désavouent, reconnaissent et renient, abandonnent et retrouvent, vilipendent et encensent, tuent et ressuscitent. Une famille unie dans le désaccord partageant le même amour pour l’argent dont ils se disputent le partage, le même goût du pouvoir dont ils s’arrachent les rênes et la même adoration des honneurs dont ils se contestent le mérite. 
Ils forment une famille hétéroclite de mœurs hérétiques que le Roi a conçue comme les pièces bigarrées de son puzzle dont il a le secret de l’assemblage ordonné :  
* Des arrivistes pressés d’étancher leur soif démesurée de réussite sociale ; 
* Des renégats sans ancrage ni boussole qui ne voguent que sur les lits douillets des eaux florissantes ; 
* Des opportunistes qui fondent les relations sociales sur le gain politique et nouent des pactes d’allégeance maraboutique pour trouver protecteur et parrain à leur carrière ;  
* Des parasites qui vivent de flatteries pour assurer leur pitance ; 
* Des nervis maléfiques dressés pour régler les divergences d’opinions par la violence physique ; 
* Des corrupteurs qui captent‚ avilissent puis utilisent comme monnaie d'échange les cœurs meurtris de misères ; 
* Des faibles qui étouffent leurs pensées et noient leur fierté dans la docilité et l’indignité ; 
* Des bouffons anesthésistes qui divertissent et endorment les esprits dans des mises en scène obscurantistes ; 
* Des arrogants qui étalent leur forte et subite fortune dans le mépris de leurs compagnons des misères passées ; 
* Des velléitaires que les vagues de tempête ballottent entre frères ennemis ;  
* Des comploteurs tortueux qui usent d’intrigues, de manigances, de rumeurs et d’intoxication pour asservir l’opinion ;  
* Des hypocrites qui se vouent une haine viscérale qu’ils saupoudrent d’affection débonnaire ;  
* Des perfides qui répandent des propos fallacieux et des promesses chimériques pour s’attirer la sympathie des âmes sincères et naïves ; 
*Des goinfres sans scrupules prêts à bâfrer à tous les râteliers pour apaiser leur appétit vorace 
* Des rebelles versatiles qui tour à tour dénigrent et calomnient, se ramollissent et vantent leurs victimes. 
Ils forment la basse - cour du roi où les plaintes et les querelles alternent dans un tohu - bohu insupportable. On y piaille, bêle, béguète, grogne, beugle et piaffe. Et lorsque pour les calmer, le maître jette du grain et met du foin dans les râteliers, on se picote et se griffe, on s'écorche et s'écorne pour assouvir une faim insatiable. Un spectacle agaçant et révoltant qu'offre cette nouvelle race de politiciens que le Souverain a façonné pour servir de leviers à ses desseins politiques. Un héritage lourd et encombrant, coûteux pour la nation et d'utilité pratique douteuse qui sera difficile, comme une patate chaude, à avaler et digérer. Ils dirigent la cité avec leurs propres tares qui heurtent l’éthique républicaine : des comportements de déprédateurs qui pillent dans l'impunité les ressources publiques, exproprient les propriétaires terriens, tripatouillent et violent la constitution, discréditent les institutions‚bastonnent et embastillent. Des leçons de conduite qui ont fini par plonger les populations désemparées dans une panique collective. Peur du devenir des jeunes générations en quête de repères ; peur de la décadence des valeurs morales de la société ; peur de sombrer dans l’univers chaotique de l’instabilité politique et sociale ; peur de la dérive, peur de l’avenir .Aujourd’hui que le départ du roi est inéluctable,la famille se guette,se regarde en chiens de faïence et se tire dessus sporadiquement en attendant l’assaut final après le testament successoral du Père fondateur qui se trouve dans un dilemme cornélien :s’il choisit un successeur, certains de ses fils frustrés qui l’ont adulé hier comme bienfaiteur et maître à penser vont le vouer aux gémonies avant de l’exécuter et de l’enterrer symboliquement sur la place publique ; s’il laisse la succession en déshérence, ses enfants s’entre-tueront dans un combat implacable pour le trône. Comme l’histoire de Caϊen telle que rapportée par la Bible, qui tua par jalousie son frère Abel plus choyé par leurs parents. 
ABDOULAYE BADIANE 
Sénégal Les périls sociaux montent en flèche 
LE REGARD DE FALLOU Si j’étais «frère» du Président… 
Article Par Fallou Mbacké Diallo, fmdiallo1@yahoo.fr,  
Paru le Lundi 29 Oct 2007 
 
 
A son valet qui lui demande ce qu’optimisme veut dire, «Hélas ! répond Candide, c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal». C’est précisément cette rageante attitude, que depuis quelque temps, adoptent nos dirigeants. Face aux supplices de toutes sortes, qui désormais, font le quotidien et l’ordinaire de notre vie de citoyens. Mais que pourtant, nous aurions été fort aises de supporter, si dans le comportement des autorités, se manifestait, ne serait-ce qu’une volonté d’assistance. Car, supporter ensemble un mal, en atténue forcément les effets. Au lieu de cela, l’on enjambe l’implacable réalité, pour chercher et trouver dans le confort des mots, des explications. Justifiant nos souffrances. Légitimant leurs réjouissances. Et poussant la désinvolture jusqu’à nous inviter à cultiver une vertu, que certainement, après 26 ans de privation dans l’opposition et seulement 7 ans d’opulence au pouvoir, ils ont fini par oublier : la patience ! Comme si depuis la colonisation, à laquelle succédèrent 40 ans de monolithisme socialiste, puis 7 ans de réjouissances libérales, les Sénégalais avaient jamais cessé d’être patients. C’est ce que des citoyens ont voulu faire entendre au Président. C’est ce que le Président n’a pas voulu entendre. Lorsque jeudi dernier au Cices, enflammées par la flambée des prix, des militantes libérales venues l’accueillir, lui ont crié, fort civilement, que la vie était devenue invivable ! Et, pour toute réponse, il nous demande, encore plus civilement, de nous armer de patience ! En attendant que du pétrole, dont il révèle la découverte au large de Saint-Louis, soit exploité ! Comme si, d’ici là, il nous était possible de n’avoir point faim. Comme s’il était possible de vivre, sans avoir de quoi manger à sa faim. Pendant que les libéraux, eux, mettent en œuvre cette forme de générosité dont La Rochefoucault dit que «c’est la vanité de donner». De ne donner qu’à ceux qui en ont assez. Dans un tel contexte, il est inacceptable d’offrir (pour une valeur de 60 milliards Cfa), des véhicules de luxe, (en plus de ceux toujours flambant neufs de la dernière législature), à des députés totalement vassalisés. C’est ce politicisme forcené, et la fuite en avant qui en découle du point de vue de l’exercice du pouvoir, qui sous-tendent la dernière sortie de la Cap 21. Nous rappelant la «nécessité» d’acquérir un avion de commandement. Pour «72 milliards Cfa» ! En vérité, il ne s’agit que d’un discours d’anesthésie, destiné à nous faire avaler cette gigantesque couleuvre en milliards. Ainsi en a usé Abdoulaye Baldé. Lorsque dans une interview accordée à l’Observateur, il parle de «surcoût», (précision purement sémantique), pour expliquer et non réfuter le «dépassement» de 8 milliards, signalé par un rapport d’audit dans l’exécution des chantiers de l’Anoci. «Surcoût» ou «dépassement», le constat est que 8 milliards Cfa de plus ont été mobilisés, dans des travaux jusque-là inachevés. Et dont la qualité technique laisserait à désirer. C’est dans ces circonstances, que la tragédie de l’émigration clandestine s’est rappelée à notre souvenir. Par le spectacle macabre de 7 cadavres, que vendredi dernier, les Espagnols sont venus nous rendre. Malgré le Frontec, le phénomène reste donc entier chez les jeunes. Car, l’envie de partir ne mourra en eux que quand on leur donnera des raisons de rester. Malgré tout, les «frères» du Président continuent de le persuader qu’il est «la seule constante». Dont les avis, les faits et gestes sont toujours «infaillibles». Tirant sur tous ceux qui s’avisent de lui rappeler ses promesses de toujours. Dont la plus constante, et qui nous a fait le plus rêver, est celle du kg de riz à 60 frcs ! Aujourd’hui que le prix de ce kg a quadruplé, nous croyons toujours rêver. Et demandons juste au Président de cesser de nous faire rêver. En travaillant à nous faire sortir de ce mauvais rêve. C’est précisément pour cela qu’il a été élu, puis réélu. Et non pour acheter un avion à «72 milliards Cfa», comme le lui conseillent ses alliés de la cap 21. Pendant que les citoyens manquent de tout. En tant que président de la République, c’est-à-dire, premier citoyen de notre République, il aurait mieux fait d’écouter et d’entendre ce conseil de Boileau à tous les grands hommes, soucieux de ne jamais oublier qu’ils ne sont que des hommes. «Faites-vous des amis prompts à vous censurer. Qu’ils soient de vos défauts les zélés adversaires. (…). Aimez qu’on vous conseille et non pas qu’on vous loue». Dans les circonstances actuelles, c’est ce que je dirais au Président. Si j’étais son «frère»… 
Gc, ou la Génération des couards  
Le peuple avait élu Wade, croyant que son arrivée à la tête de l'Etat améliorerait leurs conditions d'existence. Mais aujourd'hui, il le regrette amèrement, surtout une bonne frange de la jeunesse. Dans les meetings de Wade, opposant, on ne voyait que des jeunes, presque toutes les personnes âgées soutenaient qu'il n'est pas l'homme de la situation. Elles n'avaient pas confiance en lui. Les jeunes qui s'étaient battus pour son élection, se jettent maintenant à la mer pour une vie meilleure. D'autres jeunes, inconnus du landernau politique et universitaires, sortent du néant pour s'autoproclamer pompeusement Génération du Concret. Trop facile, non ? Concret dans l'opportunisme, oui ! Ils roulent maintenant carrosse, s'inventant un cursus scolaire extraordinaire. Ça aussi, c'est du concret. Ce pays était concret bien avant le régime libéralo-maoïste dit de l'alternance, loin du larbinisme, de la couardise, de la félonie, érigés aujourd'hui en système de vie. C'est le règne de la Gc , ou Génération des couards. 
( Mor Todjangué )  
 
Article Par SERIGNE ADAMA BOYE, JOURNALISTE,  
Paru le Lundi 29 Oct 2007 
 
Vie chère ou vie renchérie au Sénégal, c’est selon les suppliques respectives des dernières et des premières victimes de la conjoncture nationale, elle-même indexée à la fameuse « fluctuation de l’économie globale ». De raison, les uns l’imputent à « la main invisible » détectée antérieurement par le penseur libéral anglais Adam Smith (1723-1790) et de foi, les autres s’en remettent au bon Dieu. Bizarre quand même que ces « fervents croyants » n’arrêtent d’en pleurer bruyamment. Mais, elles ne sont plus les seules à en faire gorge chaude. Presque tous les cœurs de citoyens en parlent ouvertement.  
La parole du chef, celui de l’Etat du Sénégal, s’est faite à deux reprises en 48 heures, exactement jeudi après-midi au CICES de Dakar et puis vendredi soir à Saly-Portudal. La récurrence du discours du président de la République trouve son occurrence dans la colère grandissante des électeurs-consommateurs. L’ampleur énorme de ce mécontentement populaire est la seule chose sure ; ses manifestations sont aussi diverses que variées : campagne de boycott actif du pain, ferventes prières contre l’inflation économique, marches pacifiques de protestation prônées çà et là, appel à la levée de comités de résistance par des politiciens, hautes autorités politiques chahutées par de pauvres ménagères, langage de vérité tardivement délivré à des « ventres creux », etc.  
De jour en jour, les réactions se font brutales et épousent les proportions de « l’agression » que les ménages sénégalais subissent. Plus que jamais, les crève-la-faim et les classes supposées moyennes sont happés par une accélération dangereuse du coût élevé de la vie sous l’effet d’un renchérissement inouï des prix à la consommation. Aucun produit de première nécessité n’y échappe et à des proportions de hausses inégalées : la baguette de pain à 175 francs CFA, le litre d’huile végétale à 1000 francs, le sachet de lait à 1800 francs et la bonbonne de gaz à 2500 francs. Que dire du sac de 50 Kg de riz à 14 000 francs ? A lui tout seul, ce sous-poste du budget des ménages « bouffe » l’équivalent du tiers de la pension mensuelle d’un chauffeur retraité de la Fonction publique. On en oublie encore si le (sur)coût de l’électricité, de l’eau, du carburant et du transport était éludé.  
A Dakar, à Kaolack et à Matam -trois régions assez symboliques mais pas aussi représentatives de l’ensemble des 11 constituant administrativement encore le territoire de la nation, les cris de détresse fusent de toutes parts et se relayent les uns les autres. Un concert désagréable pour les promoteurs d’un « Sénégal émergent », à moyen terme. En effet, toutes les bourses ressentent en même temps les augmentations de prix, seulement les unes sont mieux à même d’en supporter le poids que d’autres, pour des raisons d’opportunités économiques et financières et de bénéfices ou d’exclusion des privilèges d’Etat ou d’affaires. Aujourd’hui, c’est à se demande jusqu’où, l’onde de choc de ce ventre qui « gronde » peut-il être perçu.  
Et, me viennent à l’esprit ces mots picorés dans un vieux bouquin, SAINT-JUST ET LA FORCE DES CHOSES (Olivier ALBERT, 1954), et qui composent cette phrase-ci : « La misère généralisée ne provoque jamais la révolte mais elle en rend les conditions nécessaires, sinon souhaitables ». J’en déduis qu’il s’agit-là d’un avertissement à tous. Que les autorités prennent la mesure de la tension à sa juste valeur, avant que la situation délétère n’échappe à tout contrôle ! Et que les activistes et autres opportunistes ne se fassent pas d’illusions non plus sur « une révolution immédiate ». A ce niveau, évoquer le fatalisme du peuple sénégalais ne serait point anecdotique. 
J’ai à l’idée de conserver péril au pluriel, mais je vais m’en arrêter-là. Cependant, je voudrais juste en évoquer d’autres, me refusant toutefois à les commenter ou à leur donner tout le sens ou tous les détails qui les accompagnent. Pour cause, je suis convaincu que leur seule évocation suffit à rappeler les menaces dont ils sont porteurs pour le peuple sénégalais, ses dirigeants, ses hôtes, ses voisins et ses partenaires.  
Le risque est sans commune mesure avec le bruissement d’histoires de succession, régulière ou à la Congolaise, au sommet du pouvoir d’Etat sénégalais, par des « princes héritiers » présumés être en querelle ou en course pour le « Très Grand Fauteuil ». On dirait que chacun lorgne l’autre et tous lorgnent ce qu’il était interdit de lorgner naguère. Je dois à la vérité de dire que ceci ne préoccupe que gens pressés chez les politiciens et gens de presse obnubilés par le scoop qui ne tombe pas. Face à la vulnérabilité de la nation, pour cause de montée des périls sociaux, les effets d’une querelle byzantine restent dérisoires, en dépit du dommage pour la crédibilité des Institutions de la République du Sénégal que nous ressentons. 
A coup sûr, le sort ne laissera pas de répit au Sénégal, qui a déjà fort à faire avec une rébellion armée résiduelle dans sa partie méridionale depuis 25 ans ; tant que les prémisses de famine chez les ruraux, la mal-bouffe des citadins et autres petites gens des bidonvilles, l’émigration clandestine (par embarcations de fortune vers l’archipel espagnol des Canaries ou à pied dans les mirages du Sahara et en direction de l’Europe), la « têtue et ravageuse » épidémie (ou la pandémie, je ne sais plus ce qu’il faut dire) du choléra et la funeste peste des chevaux ne sont pris par les cornes, tel un taureau affolé en cirque. 
 
 
 
 
Deux pays pour un Président 
 
 
Mercredi 26 septembre 2007. Un des pays commémore dans la tristesse et la souffrance le cinquième anniversaire du naufrage le plus tragique et le plus meurtrier que l’humanité ait connu : près de 2 000 victimes de notre négligence et irresponsabilité qui plongent brutalement dans la précarité des milliers d’orphelins et de veuves. Il sèche aujourd’hui ses larmes en souvenir de ses morts, mais vit tous les jours de douleur, de complaintes et de pleurs, car tout lui manque dans son environnement hostile où ses fils meurent de tout et de rien : paludisme, choléra, tétanos, fièvre jaune, tuberculose etc. Devoir de mémoire, refus d’oublier comme en ont fait de son sort, ses mandataires de 2000. Plutôt que de tenir leurs promesses d’alléger ses peines, ils ont préféré la sécession, diviser le pays en deux et s’emmurer dans un territoire où le revenu par tête dépasse celui de beaucoup de pays développés. C’est ce deuxième pays qui accueille, installe et fête loin de la tristesse du jour ses sénateurs, nouveaux élus du super-président et tout heureux de rejoindre le cercle restreint des privilégiés qui comptent en millions, parlent en espèces sonnantes et trébuchantes, roulent sous escorte et se la coulent douce. Pays de l’abondance de l’insouciance, de la bombance, de la réjouissance et des vacances.  
 
En 2001, lorsque les deux pays formaient encore un seul, les populations consultées par voie référendaire s’étaient prononcées pour la suppression du Sénat. Aujourd’hui, il est ressuscité sans son consentement et ses recrues, comme pour les narguer, fêtent leur promotion pendant ces moments de douleur.  
 
Au cours des sept années de législature passées pas moins d’une dizaine de projets de lois portant modification de la Constitution n’a été introduite et votée ; certains pour renforcer et conserver le pouvoir et d’autres pour ouvrir de nouvelles carrières rémunératrices aux politiciens professionnels qui ont fait de la politique, dont ils vivent, un métier à plein temps. Une série d’actes arbitraires contre la volonté et les intérêts du peuple qui finissent par créer une fracture sociale ouverte, un fossé entre deux mondes coupés l’un de l’autre. Un triste record mondial de la honte pour une démocratie. On peut, par exemple, tout reprocher aux Américains sauf de ne pas honorer leur Constitution. Ils lui vouent une profonde vénération qui inspire la confiance des citoyens au système et assure la stabilité politique.  
 
Le Sénégal a un chef d’Etat en conflit permanent avec l’ordre institutionnel par sa forte propension à personnaliser le pouvoir, à vouloir à ses côtés des subordonnés qui témoignent plus de loyauté et de fidélité à sa personne qu’à leur fonction. Ce qui a contribué à le démythifier. La légitimité trouve son fondement dans la croyance aux capacités de l’autorité à respecter ses promesses, à satisfaire les besoins et à faire preuve d’éthique et de morale. Ses manquements altèrent sa crédibilité. L’Etat représente, par exemple, pour la société, ce que le chef de ménage symbolise pour sa famille. Si ce dernier n’entretenait point sa famille, son statut reconnu de chef s’effriterait à la longue ; et s’il y parvenait tout en manquant d’équité, de justice et d’intégrité, les prêches du meilleur guide religieux ne pourraient non plus restaurer l’équilibre familial, préserver l’autorité en faisant respecter les règles de politesse et d’obéissance ; et s’il devait enfin recourir à la menace et à la violence physique pour y arriver, cela ne durerait pas longtemps. La reconnaissance de sa légitimité par ses qualités exceptionnelles est un instrument plus puissant que la coercition.  
 
La multiplication des institutions et de leurs effectifs, la pléthore de ministres, de conseillers, de ministres-conseillers, la création d’agences-ministères et de nouvelles ambassades, la corruption, la concussion et les malversations ont lourdement entaché le soutien de la grande majorité à l’alternance et à ses dirigeants. Or sans soutien, le respect et la reconnaissance dûs à l’autorité et aux institutions s’effondrent. L’image diffusée chaque semaine pour rendre compte des Conseils de ministres n’est pas reluisante : des personnalités de l’Etat sont assises à l’étroit devant des micros autour d’un périmètre de tables pourtant très vaste. Le transfert de leur rencontre hebdomadaire à l’Hémicycle les mettrait peut-être davantage à l’aise. Du reste, peu de personnes accordent maintenant de l’importance aux activités des gouvernants parce qu’ils ont l’impression de ne pas être sur la même longueur d’ondes qu’eux : quand ils ont pour préoccupation la satisfaction de leurs besoins primaires en nourriture, électricité et logement, on leur promet des Tgv, des villas présidentielles et un sommet de rêve : un langage de sourds entre deux entités en complète déphasage : le Sénégal émergé de la nomenklatura qui bamboche aux frais du Sénégal immergé des damnés, qui coule.  
 
 
Abdoulaye BADIANE - Professeur d’Economie au L.S.L.L / Abadja2@yahoo.fr  
 
Le mouvement vers la présidentialisation monarchique 
Par Mamadou DIALLO * 
 
Il n’est point besoin de se livrer aujourd’hui à de savantes analyses, pour savoir dans quel état de déclin, de faiblesse, d’humiliation s’enfonce encore notre République. 
 
En prenant trop de libertés avec la Constitution, la loi et les institutions, le régime libéral a fini par réunir les conditions d’une présidentialisation monarchique. La prestation de serment des membres du gouvernement démontre à elle seule le fonctionnement des allégeances et l’accentuation de la configuration monarchique du pouvoir. 
 
En réalité, ce mouvement vers la présidentialisation monarchique est apparu dès le début de l’alternance. Elle est aujourd’hui devenue le terreau de toutes les dérives. Sans prendre en compte un ordre spécifique propre à ce malaise, nous citerons pour avoir une ligne générale,les cas suivants,traits communs à toutes les formes de monarchie. 
 
La confusion des pouvoirs 
 
Depuis 2000, le Sénégal vit sous le règne du pouvoir personnel individualisé avec un Président,véri table chef d’orchestre tout puissant,touche à tout,exerçant un pouvoir omniprésent. 
 
Le Chef du parti majoritaire est le Président, le Premier ministre et le Gouvernement. La puissance de l’astre présidentiel ne saurait plus tolérer l’idée même de l’ombre. Le pouvoir législatif en fait avant tout les frais. 
 
La faiblesse de l’esprit républicain est d’autant plus grande, que la désubstantialisation du droit, le non-respect de la hiérarchie des normes juridiques et des formes légales ont gagné aussi du terrain. 
 
La banalisation de nos institutions et les atteintes à notre identité historique se trouvent à un sommet considérable. Le Président de la République a prêté la première fois serment et de manière incroyable sous son propre hymne. Il a ensuite modifié les emblèmes nationaux allant jusqu’à ignorer qu’il appartient"à la loi de déterminer le sceau et l’hymne national", principe mentionné à l’article premier de notre Constitution du 07 janvier 2001 dont il est l’inspirateur. 
 
On est malheureusement de plus en plus réduit à rappeler au gardien de la Constitution que les institutions ne sont pas quantité négligeable dans la vie d’un peuple, d’une République libre et démocratique. 
 
Vivons-nous encore dans une République (res publica) avec nos droits et libertés, nos combats et espoirs ? Ou bien sous le règne du coup d’Etat permanent ? Cette critique que formulait sous la Vème République française le Président Mitterrand contre la pratique institutionnelle de Gaulle. 
 
Notre Chef de l’Etat en présidentialisant excessivement son régime a rendu la séparation et l’équilibre des pouvoirs quasi-inexistants au Sénégal. Et l’absence d’une judiciarisation de la vie politique dont on pouvait au moins espérer voir constituer la face la plus spectaculaire du retournement de situation en défaveur du pouvoir politique ne saurait voler utilement à notre secours 
 
Car comment admettre au nom du principe de la séparation des pouvoirs qu’un Président de la République prenne sa plume pour exiger du juge constitutionnel des explications sur une décision rendue et pourtant si bien motivée concernant l’interdiction faite à ses alliés politiques d’apposer sa photo sur les bulletins de vote ? 
 
Comment ne pas se souvenir de l’affaire du certificat médical d’un dirigeant politique, extirpé d’un dossier en cours d’instruction, excipé et commenté au plus sommet de l’Etat et de surcroît dans une presse étrangère ? 
 
Des graves accusations devant l’opinion publique nationale et internationale à l’encontre des principaux leaders de l’opposition, corroborées par des menaces d’emprisonnement ? Comment supporter un instant ces mots au sujet d’un journaliste : « je ne l’emmènerai pas en prison » 
 
Louis XIV a laissé un nom, une trace dans l’Histoire de France. Il a porté à son apogée la monarchie absolue. On peut citer sa célèbre formule : « l’Etat, c’est moi » et retenir sa pratique : les lettres de cachet » 
 
Tout cela ne contribue pas pour le moins qu’on puisse dire à créer une justice indépendante et crédible. Ce climat déplorable ne participe qu’à la fragilisation des institutions d’une République abolie par un pouvoir ultrapersonnel, phagocytant l’exécutif, le législatif et le judiciaire, livrant des oukases à ses alliés pour se fondre dans son rêve d’un grand parti autour de sa personne. 
 
Le culte de la personnalité 
 
Il a réussi par confiner à l’adulation obligatoire. La propagande est omniprésente, dans les rues, sur les murs, relayée par les comportements des médias d’Etat, des nouveaux riches,d’une majorité parlementaire et d’une pléthore de petits partis, par des moyens colossaux destinés à mettre en marche la mécanique de l’enthousiasme,selon les principes de la psychologie des masses, cette mécanisation scientifique et bête. 
 
On nous apprend désormais que dans notre République, il n’y a plus qu’une constante :Lui et des variables :le peuple. La folie ne commence-t-elle pas pour les individus et pour les peuples quand ils s’arrogent le privilège dont on ne sait quelle surhumanité ? Quand ils se mettent à ignorer que toute politique, même la plus grossière implique quelque idée de l’homme et quelque idée d’une société ? 
 
La République qui devait être plus haute et plus essentielle que les individus est hélas anéantie par une méthode, une mise en oeuvre autour d’un homme providentiel, d’un sauveur suprême au nom d’une aspiration populiste. 
 
Le personnage est devenu le seul possesseur de la plénitude de l’action, absorbant toutes les valeurs dans la sienne. 
 
Le mépris du peuple 
 
On peut affirmer sans être démenti que le système du « matèye », ce mélange de laisser-faire, de laisser- passer et de mépris a déjà eu raison de notre République et de sa démocratie. L’unilatéralisme, l’autisme, l’absence de recherche de consensus, l’intolérance, la violence décisionnelle, tous ces maux sont devenus l’unique méthode pour gouverner. 
 
Le Président couple et découple les élections, prolonge le mandat des élus, s’engage à délocaliser un lycée ; à créer une nouvelle capitale et à mettre fin au rare consensus général ayant existé jusque-là sous son règne : la loi organique portant création de la CENA sans solliciter l’avis du gouvernement ni du parlement. « Il décide seul, se trompe seul » disait un ancien premier ministre 
 
Le peuple sénégalais n’est là que pour recevoir l’action, la subir sans en être en tous points, les collaborateurs. Nos concitoyens sont ravalés à la condition d’instrument, quelle que soit leur valeur et leur compétence. Cette politique tend à les traiter comme des choses puisqu’il s’agit de disposer d’eux 
 
Benjamin Constant, le philosophe, théorisait avec force que l’autorité du prince ne pouvait se passer d’un minimum de débats, de contrôles et de libertés. Le Sénégal actuel qui est entrain de se dessiner sous nos propres yeux lui administre incontestablement un drôle de contre-exemple. 
 
L’opposition nationale toujours si républicaine et responsable est donc avertie sur la nature du mépris, sur l’idée d’une résistance à la confusion, à la hâte, à la versatilité, à la facilité. 
 
Le goût des dépenses 
 
L’histoire exerce sans doute une attraction assez puissante sur tout homme politique parvenu au plus sommet de sa carrière. Le risque est de finir néanmoins par penser que la vanité mène le monde. 
 
Le pouvoir a décidé comme d’habitude de porter seul ses grands projets. Dakar est en chantier. La durée de réalisation des travaux et leurs modalités de financement restent aléatoires. Le train de vie de l’Etat est impressionnant. Le pays dépense sans compter et la prodigalité politique ne touche que le Sénégal d’en haut : les députés reçoivent des véhicules en don sans que l’avis du contribuable sénégalais ne soit sollicité. 
 
La mise en place d’un Sénat pour lequel le Président a choisi sans débat et de manière discrétionnaire, la nomination et non l’élection de 65 sénateurs parmi les 100 membres révèle plutôt les limites en matière d’orthodoxie budgétaire plus que l’utilité éventuelle d’ un bicaméralisme à la sénégalaise. 
 
La réalité finit toutefois par triompher toujours de l’habileté surtout dans ce Sénégal qui dit avoir plus de voix et plus d’influence même si l’on ne croit plus à ce qu’il dit. 
 
D’autre part, les faits du prince se sont multipliés : 5 semaines sans Conseil des Ministres et 3 jours fériés et chômés pour que le peuple assiste à une cérémonie grandiose :une prestation de serment dans un stade, lieu symbolique au nom d’un immortel 
 
Aujourd’hui, un homme assume seul de jour en jour dans ce pays toutes les fonctions de l’esprit, se charge de notre bonheur, de l’ordre, de la puissance, du prestige, de notre avenir et sans doute de sa succession. 
 
Ce pays que nous chérissons tant, le Sénégal qui avait présenté à la chute de la monarchie absolue en France, ses Cahiers de doléances pendant les Etats Généraux de 1789 se laisse maintenant embarquer dans un débat de dévolution successorale. N’entend-t-il donc plus faire école et exception en Afrique ? Ou bien a-t-il simplement oublié que la démocratie doit rester une compétition à armes égales ? 
 
Il est temps pour ce grand peuple d’exister pour résister et reconstruire la République. Une République démocratique, vertueuse et humaniste plus grande, plus forte, plus sûre d’elle-même parce qu’elle aura rassemblé tous les enfants de son Histoire. Le pays doit enfin regarder le problème en face. Si nous restons amorphes, avec un bandeau sous les yeux, nous contentant par dégoût ou par intérêt, par une sorte aussi de remords et de pusillanimité de parlottes éternelles, notre système de valeurs reculera à l’échelle du continent qui voyait longtemps en nous un modèle d’exception. 
 
*Avocat au Barreau de Paris 
 
Docteur en droit 
Redaction Xalima, jeudi 20 septembre 2007 
Succession de Me WADE : Comment Karim compte prendre le pouvoir 
Ceux qui croyaient que Karim va emprunter un raccourci pour arriver au palais peuvent changer de disque. Son porte-parole affirme que Karim Meïssa (...) 
Ceux qui croyaient que Karim va emprunter un raccourci pour arriver au palais peuvent changer de disque. Son porte-parole affirme que Karim Meïssa Wade descendra dans l’arène politique comme tout prétendant au fauteuil présidentiel, si jamais l’envie lui vient d’être président de la République du Sénégal. Mais, pour le moment, Cheikh Diallo cherche à rassurer les détracteurs du fils du chef de l’Etat : ‘Karim Meïssa Wade n’a pas de pulsions pour le fauteuil présidentiel’, dit-il. 
 
Karim Meïssa Wade a enfin rompu le silence. Pas personnellement, mais par le biais de son conseiller en communication Cheikh Diallo qui vient de porter la réplique à tous les Sénégalais - société civile, comme hommes politiques - qui spéculaient jusque-là, à tort ou à raison, sur l’intention prêtée à Me Wade de faire la courte échelle à son fils Karim pour le porter au sommet de l’Etat. Un débat que l’un des bras droit de Karim Wade veut clore en affirmant qu’il n’en est rien. Que Karim Meïssa Wade n’a nullement besoin d’un coup de pouce de son père pour accéder au pouvoir. Si on en croit Cheikh Diallo (lire ci-contre ‘Grincements de porte’), Karim Wade devra descendre dans l’arène politique comme tous ceux qui l’ont fait en février dernier, si jamais il nourrit le rêve de prendre un jour la place de son père. ‘Si’ cette envie noble lui vient, il n’empruntera ni dédales, ni raccourcis politiques, ni échelles historiques. Aucune haute couture constitutionnelle ne lui sera imaginée… ‘Si’ KMW veut succéder à son père, il ira labourer les tions électorales avec ses pieds, la main sur le cœur et plein de projets dans la tête. Seul le peuple souverain donnera sa confiance. Il faut que cela soit dit et entendu.’ , martèle l’auteur de ‘si près, si loin avec Me Wade’. Cheikh Diallo reconnaît cependant que, le cas échéant, le fils de Me Wade devra batailler ferme pour remporter la partie. Car, prévient le journaliste-écrivain, chargé de la communication de l’Anoci, Karim Meïssa Wade sera alors, ‘l’homme à abattre’. Mais à ce propos, l’homme de confiance de Karim Wade reconnaît également que son futur probable candidat à la magistrature suprême a un ‘handicap patronymique’ : Celui de porter le nom Wade. ‘Tout son handicap vient de là et une partie de son atout aussi’, ajoute Cheikh Diallo. Et comme pour démentir les hommes politiques - surtout ceux de l’opposition - qui s’en vont répétant à longueur d’interviews que Me Wade n’est préoccupé à l’heure actuelle que par ‘l’organisation de la dévolution du pouvoir’, le porte-parole de Karim Wade semble dire à l’opinion que tout ceci n’est qu’intoxication. ‘Ils nous ramènent qui la royauté, qui la monarchie, et bien souvent même la dynastie’, accuse Cheikh Diallo avant de poursuivre pour rassurer : ‘Ils devront se raviser puisqu’ils ne parlent que pour eux-mêmes. La démocratie sénégalaise est en perpétuels travaux d’embellissement. Sa façade ne sera pas tailladée par la mystique de leur pessimisme républicain. Son intérieur, non plus, ne sera craquelé sous une bourrasque ant i-républicaine. Toute la trajectoire politique de Wade a consisté à attacher à son nom une grande cause : le prestige international du Sénégal’. 
 
Cette sortie de Cheikh Diallo a au moins le mérite d’être claire. Puisque l’auteur de ‘Si près, si loin avec Wade’, affirme que ‘ KMW n’a pas de pulsions pour le fauteuil présidentiel’. On ne peut alors que le croire. 
 
Jusqu’à ce que le fils de Wade change de pulsions. 
 
Cheikh Diallo a aussi le mérite d’avoir abordé publiquement un sujet tabou : La succession de Me Wade. En effet, beaucoup de libéraux ont jusque-là évité par ‘hypocrisie’, ‘sournoiserie pitoyable’, ‘fausse gêne’ de parler de l’après-Wade en public. ‘Y-a-t-il quelque indécence à évoquer la succession d’un homme démocratiquement élu ? Où se situe ‘le délit d’indécence’ lorsqu’on évoque l’après-Wade ?’, s’est-il interrogé. Puisque, souligne Cheikh Diallo ‘devant la presse, le président de la République a ouvert le débat. Alors pourquoi ce qui serait acceptable pour lui, tomberait sous le coup de la transgression pour les citoyens. C’est là, en toute sérénité, le début de la tyrannie de la pensée sournoise. C’est là aussi sa limite’. 
 
Georges Nesta DIOP 
Source © : walf.sn  
 
 
L’OBSERVATEUR : trinité politique  
LES WADE, LE PDS ET LA « GENERATION DU CONCRET » Désir de trinité politique ou simple diversion politique?  
 
Article Par Alassane K. Kitane Thiès : allou67@yahoo.fr,  
Paru le Mardi 17 Jui 2007  
 
Selon Georges Orwell: « la liberté n’a de sens que si on a le droit de dire aux gens ce qu’il n’ont pas envie d’entendre ». Aussi, seuls les hommes libres ont-ils le privilège de dire exactement ce qu’ils pensent ou même de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Le militantisme et ses exigences (discipline de parti, solidarité de parti, discrétion, etc.) et surtout l’opportunisme politique, sont devenus, pour ainsi dire, les charges pesantes qui plombent les ailes de l’esprit de discernement et qui brouillent la faculté critique.  
Les militants et sympathisants du PDS ne peuvent, sous peine de faire preuve d’hypocrisie manifeste, faire l’économie d’un débat et d’une réflexion sur la « génération du concret », sur ses véritables ambitions et ses bases financières. Il faut (et c’est le moment !) en parler puisque nous sommes en démocratie. Wade père a façonné le PDS (et même la conscience politique de beaucoup de Sénégalais) et voici venir Wade fils, mais par quelle structure politique réussira-t-il à s’imposer : le PDS ou « la génération du concret » ? Voilà la révoltante question qu’on est obligé cependant de se poser. Le PDS acceptera-t-il d’être une sorte de « saint esprit » pour Karim Wade ou, au contraire, ce dernier forgera-t-il sa « génération du concret » pour en faire une officine de façonnage de son image et un tremplin politique qui, a le privilège quand même d’échapper à la rigueur de la compétition politique du fait de son statut hybride ?  
Ceux qui savent observer attentivement les faits politiques doivent avoir fini de constater que l’image de Karim, le nouveau Messie politique des opportunistes, est, chaque jour qui passe, gravée dans les consciences et ce, de manière absolument habile et sophistiquée. Il faut dire que dans les modes actuels du marketing politique, l’image physique du héros est moins essentielle que ce qu’il représente dans le psychisme des citoyens. Aussi, l’image d’un Karim redoutable gestionnaire de dossiers financiers, habile négociateur économique, mais surtout l’unique dépositaire « légitime » du legs politique et économique de Me Wade, est de plus en plus ancrée dans les consciences concomitamment à un effort de présenter le PDS sans Me Wade comme une coquille vide vouée à l’anéantissement. Dans l’entreprise de polissage de l’image de Karim on fait circuler les rumeurs les plus fantaisistes, on fait semblant de l’attaquer pour lui tendre admirablement la perche, on lui reproche ce qu’il n’est pas pour mieux faire voir ce qu’il « est », etc. Le problème n’est pas de savoir si Wade père cautionne ou non les prétendues ambitions présidentielles de son fils (des ambitions ne sont pas à cautionner) : c’est un faux débat ! Le vrai problème est le « fait » Karim : c’est un fait et, comme tout autre fait, il est têtu, omniprésent dans la presse et dans les esprits. On sait depuis Plotin, qu’il est de la nature de tout être s’acheminant vers la perfection de désirer procréer : la nature et la société ne sont donc pas contre un tel principe. En revanche, ce que nature et société ne peuvent nullement garantir c’est la pérennité des honneurs et des titres : un Président n’engendre pa nécessairement un Président, pas plus qu’un prophète n’engendre un prophète.  
Certains responsables politiques du PDS font semblant d’ignorer le phénomène Karim alors qu’en réalité il s’agit pour la plupart d’entre eux d’une tactique d’opportuniste ; et ceux qui, pour l’instant, affichent leur soutient au fils du Président et évoquent un destin présidentiel inéluctable ne sont en réalité que des affairistes politique : il s’agit d’un véritable marchandage à propos d’objectifs politiques personnels. Si le PDS laisse faire la « génération du concret » ce sera à la fois un aveu d’impuissance de sa part et une certification des affabulations de Idrissa Seck ; et dans les deux cas ce serait trop grave. D’ailleurs s’employer à offrir le PDS à Karim Wade pour qu’il réalise ses prétendues ambitions présidentielles c’est assurément la meilleure façon de lui adresser le preuve éclatante qu’il n’a nullement la carrure de Me Wade, car ce dernier est parti de rien, il n’a rien hérité politiquement : il s’est battu seul comme l’ont fait tous les grands de ce monde. Pourquoi d’ailleurs les transhumants sont-ils les plus zélés à défendre la « cause » présidentielle de Karim ? Les militants authentiques du PDS doivent certainement être en train de croupir sous la pesanteur de la honte car ce triste débat autour de la succession de Me Wade par son fils ressemble plutôt à un discrédit total porté à leur capacité de diriger ce pays ou à être de dignes héritiers de Me Wade. Or peut-on refuser à quelqu’un la légitimité de succéder à Me Wade tout simplement parce qu’il n’est fils de ce dernier ? Il ne sert à rien de nous retourner la question au sujet de Karim ; personne n’est, en effet, contre ses prétendues ambitions politiques : le problème est que c’est politiquement médiocre de miser sur le charisme et la présidence de son père pour se tailler un « costume » présidentiel. C’est aussi moralement inacceptable que les véritables combattants soient délaissés au profit d’une personne dont le seul « mérite » est d’être le fils du Président. D’ailleurs cette tentative d’imposer Karim comme la seule alternative pour le PDS est trop suspecte, car les esprits pernicieux commencent à se demander si le Palais n’était pas obligé d’aller dans ce sens au regard de possibles scandales qu’on ne souhaiterait pas laisser sans garantie de camouflage?  
Il faut revenir à plus de sérénité car la carrure d’homme d’État ne se transmet pas par le sang : il faut accepter de laisser sa personnalité se mouler dans les écueils du temps qui sont les seuls gages de l’expérience et de l’expertise politiques. C’est simplement dommage et très affligeant de constater que le pouvoir de l’argent renferme cette nocivité sur les valeurs et repères des Sénégalais : sans son assise financière M. Karim Wade serait-il capable de convaincre un seul Sénégalais d’adhérer à ses supposées ambitions politiques ? Karim Pour quel projet politique ? Si c’est pour perpétuer celui de son père c’est assurément là une piste périlleuse, car les Sénégalais ne méritent quand même pas qu’on cherche à les persuader que demain on ira pas plus loin que Me Wade ; même s’il faut reconnaître que son génie est exceptionnel. Notre conviction est que Karim et ses « amis » ont mille fois mieux à faire : concentrer toutes leurs forces et leur ingéniosité à faire de ce quinquennat de Wade une réussite exceptionnelle tant du point de vue des résultats concrets que de celui des perspectives économiques et politiques. S’écarter de cette voie et prétendre que Karim est le mieux placé pour parachever l’œuvre de son père, ce n’est pas seulement avilir les militants et sympathisants du PDS, c’est surtout poser les jalons d’une probable tradition qui sera, sans nul doute, un danger pour la pérennité de notre État : se servir du pouvoir pour installer son fils aux commandes n’est aucunement un acte imputable à Me Wade que nous avons connu et adulé. Nous aimons Wade jusque dans les moindres fibres de notre être et, ne serait-ce que pour cette raison, nous estimons qu’il est de notre devoir de nous battre avec les moyens à notre disposition pour que son nom ne soit jamais terni par des manœuvres qui ne sont pas du tout conformes à sa nature, ni même à son histoire. Le véritable combat aujourd’hui c’est de s’activer pour que les Sénégalais regrettent Wade après sa retraite et ce, non pas parce que ce sera l’apocalypse, mais parce qu’ils auront la conviction que le Sénégal aurait été mieux s’il avait élu Me Wade plus tôt. Pour ce faire, le premier obstacle à éviter est le pouvoir et l’argent, car ces deux choses sont exactement comme « La Peau de Chagrin » que Honoré de Balzac avait formidablement imaginée au 19e siècle pour symboliser la tyrannie destructrice du pouvoir : le pouvoir politique c’est comme cette peau de chagrin magique qui, quand on la touche, peut exaucer tous les vœux, mais qui, malheureusement, se rétrécit après chaque usage. Le pouvoir est ainsi fait : plus on en use, davantage on en abuse et moins on en dispose, car pour reprendre la thèse de Mme S. Weil : les hommes ne sont pas des choses ; ils sont des êtres de volonté et par conséquent tout pouvoir sur eux est à la fois instable et fatalement limité dans le temps. Alors faut-il rappeler aux animateurs de la « génération du concret » la vieille sagesse que l’antiquaire livra à Raphaël de Valentin, héros du roman susmentionné de Balzac : « vouloir nous brûle et pouvoir nous détruit…» alors tempérance et sérénité!  
Cependant la thèse de la diversion n’est pas à écarter et elle n’est guère absurde : l’activation de la piste Karim pourrait, en effet, être un formidable outil de sélection pour, à la fois, isoler les « mouches politiques » et tâter le moral des différents prétendants à la succession afin de s’apercevoir de leur dignité, de leur lucidité et de leur tempérance dans leur désir du pouvoir. Au regard de toutes ces considérations donc nous sommes amenés à penser que le meilleur service qu’on peut rendre aux Wade c’est de leur dire non pas ce qu’ils veulent entendre (ou du moins ce qu’on croit qu’ils veulent entendre) mais, justement ce qu’ils ne veulent pas entendre ; dès l’instant qu’on perd cette faculté, on est contraint de vivre l’aporie existentielle de l’esclave devant son maître : il lui doit service, mais en tant qu’esclave, il est, par nature, incapable de révéler à son maître sa véritable nature (il se contentera de lui envoyer des fleurs dans le souci tragique de ne pas l’indisposer). Il faut par conséquent s’affranchir de la peur d’être déshérité pour véritablement commencer à mériter un quelconque héritage. Le problème n’est donc plus d’être pour ou contre les éventuelles ambitions politiques de Karim, c’est au contraire de se battre pour que ni le pouvoir politique, ni le PDS (qui n’appartient quand même à personne puisque ce n’est pas une propriété privée) ne lui servent de tremplin, d’où est-il nécessaire de tracer une claire ligne de démarcation entre le PDS et la « génération du concret». Le PDS et les hommes qui y militent depuis belle lurette ont un honneur à préserver et une responsabilité historique face aux Sénégalais. Que Dieu fasse que les requins politiques ne dévorent les authentiques militants et ne s’abreuvent des larmes de détresse versées par ces derniers durant les années de calvaire politique !  
Le Sénégal de l’alternance : De l’amateurisme doublé d’une confusion des rôles.  
 
Article Par Moussa ndiaye : moussatanda@hotmail.com,  
Paru le Mardi 17 Jui 2007  
 
 
 
Avant même d'avoir prêté serment wade a d'office dressé le portrait robot de son successeur à la tête de l'Etat. 
En prenant soin d'écarter de la course son ancien Premier Ministre,faisant ainsi abstraction de la souverrainneté ppopulaire,source légale de toute légitimité dans une démocratie véritable.Finalement, en attendant le nouvel élu des Sénégalais fasse le serment de n'être ,dans son nouvaeu mandat,que Président de la République,Chef de l'Etat,Gardien de la Constitution,l'on assiste à une "belle pagaille";du DEMOCRATISME. 
Et le Démocratisme tue la Démocratie.Haute vérité.Mais à l'opposé,une petite vérité, est que l'autoritarisme aussi tue la démocratie. 
(article de Falilou mbacké Diallo Journal "Observateur n°1058 du 26 /03/2007)

 

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